(En tant que Conseiller municipal, mon père était M. le Maire pour la circonstance.)
Mariage civil de Jean-Baptiste et Marie, 10 mai 2008
Mot d’accueil
Inutile de vous dire ma joie et mon bonheur de vous accueillir dans cette belle maison, la maison de notre cité qui pour être celle de notre communauté toute entière n’en est pas moins aujourd’hui, aussi, la nôtre. Elle est le signe que c’est toute notre communauté qui vous accueille, Jean-Baptiste et Marie, et qui va prendre acte, solennellement, de votre engagement devant elle, de votre prise de responsabilité l’un à l’égard de l’autre, et à l’égard de la société.
Vous avez souhaitez vous unir et partager votre vie. Nous allons vous indiquer quelques règles de vie qu’impose cette vie en commun, règles qui ont pris la forme de lois, c’est dire leur importance. Puis nous vous demanderons très officiellement de les accepter publiquement. Ensuite votre décision sera concrétisée de manière administrative et vous signerez votre engagement.
Petit discours en fin de cérémonie.
Vous voilà mariés. C’est un instant, bien court compte tenu de sa gravité et quand on pense à tout ce qu’il nécessite comme travail de préparation, d’organisation, de mise en route de votre vie commune ; un instant résumé en un seul mot, une seule syllabe : le « oui » que vous venez d’échanger. Mais, cet instant, si fugitif soit-il, pèsera très lourd dans votre vie. Ce « oui », en fait, n’est que le premier d’une longue série : c’est un oui qu’il vous faudra apprivoiser, respecter, répéter, enrichir pour lui faire prendre toute sa véritable dimension tout au long de votre vie. Ce oui, que je ne saurais assez vous recommander de répéter tous les jours, jusqu’à la fin de votre vie.
Un mariage, pour celui qui le célèbre, est l’objet d’une grande émotion car il s’agit d’une décision grave qui engage deux vies, a fortiori quand l’une d’entre elles est celle de son propre fils, toi Jean-Baptiste. Mais cette émotion trouve un apaisement serein quand elle voit ces vies partir ensemble sur un chemin de confiance et d’amour réciproques comme celui dont, Marie et toi, nous offrez, à Madeleine et moi, le témoignage ardent et sincère.
On en vient à penser qu’il faudrait presque un peu de folie aujourd’hui, dans notre monde déboussolé, souvent malveillant, parfois impitoyable et cruel, à l’égard des vraies valeurs de la vie pour oser s’engager comme vous le faites. Votre courage, votre détermination, votre sens des responsabilités, votre lucidité, forcent l’admiration et avant tout, le respect.
Nous savons votre attachement viscéral, tous les deux, à ces vraies valeurs de la vie que sont l’affection, toujours plus forte, qui a toujours raison sur la haine et le ressentiment, le respect non négociable de la vie sous toutes ses formes, l’ouverture et l’accueil aux autres, tous les autres, sans lesquels il n’y a pas de vie commune, de vie en société.
Cet attachement constituera le ferment indestructible de votre couple. Il nourrira le rayonnement communicatif et fécond de votre amour. Il formera le ciment de votre foyer qui sera votre joie, votre raison de vivre, la fierté et l’honneur de toute votre famille.
Notre ville a pour emblème un berceau. Le berceau d’un roi. Pouvait-il y avoir aujourd’hui pour accueillir votre engagement plus beau symbole que celui qui annonce, qui annonce, la seule chose qui mérite, dans le fond, d’être annoncée, de beaux bébés adorables comme tu l’as été autrefois Jean-Baptiste.
Soyez, suivant les formules consacrées, par votre amour, votre générosité et votre ardeur indéfectible à construire votre vie commune, heureux comme des rois, avec beaucoup d’enfants !
Beau discours… faut qu’je travaille le mien !